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Qu'est
Debout la République? |
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Mieux
connaître
Jean-Pierre Rombeaut |
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Mieux
connaître l'oeuvre du Général de Gaulle |
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L'oeuvre
du Général
de Gaulle, trop souvent ignorée ou méconnue,
subit depuis plus de 30 ans la mystification des trotskistes
et autres socialistes.
C'est pour cette raison que nous vous rappelons dans ces quelques
lignes les principaux faits marquants de celle-ci dans les
domaines économiques et sociaux.
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SOCIAL
:
- Vote des femmes en 1944
- la Sécurité Sociale, instaurée
par ordonnances d'octobre et de décembre 1945, et ce
malgré l'opposition des syndicats qui se sont ensuite
empressés de la récupérer à leur
profit.
* L'ordonnance du 19 octobre
1945 a créé le régime général
de l'assurance vieillesse par répartition.
* Création en 1961
du Régime d'assurance chômage, à une époque
où les chômeurs n'atteignent que le minimum incompressible
de 65000.
* Création du régime
des retraitres complémentaires de l'ensemble des salariés.
* le 20 mai 1965, il généralise
la 4ème semaine de congés payés.
ECONOMIQUE & INDUSTRIEL
:
-
Nationalisation d'EDF le 3 janvier 1946.
- Nationalisations des banques, des assurances et de certaines
industries (Renault)
-
Création de l'industrie nucléaire, contre
l'avis de presque tous non seulement pour doter la France
d'une arme de dissuasion efficace, mais également
pour pallier la carence énergétique de la
France.
- Lancement d'un double programme aéronautique
franco-allemand avec l'Aérobus plus tard appelé
Airbus et franco-anglais avec l'avion supersonique Concorde.
- Développement du projet de lancement de missiles
d'abord avec la fusée Ariane dans le Sahara puis
ensuite à Kourou en Guyane. |
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- Instauration d'un programme informatique et d'ordinateurs
à grande capacité.
- Développement du TGV.
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DE GAULLE OU MONET : IL FAUT
CHOISIR
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Beaucoup
a été dit ou écrit sur l'ambition européenne du Général
de Gaulle. Celui qui a réconcilié la France et l'Allemagne
aurait-il signé les Traités de Maästricht, d'Amsterdam
et aujourd'hui la Constitution européenne ? Chacun peut
avoir son idée.
Ce qui est certain en revanche, c'est que De Gaulle n'obéissait
à aucune idéologie, pas plus l'idéologie européenne qu'une
autre.
En pragmatique qu'il n'a cessé d'être toute sa vie, De
Gaulle était en revanche animé par des principes et des
valeurs, régulièrement exprimés dans ses écrits, ses discours
et son action politique. En particulier sur l'Europe,
nul ne peut sérieusement se réclamer du gaullisme, sans
avoir relu ce que le Général écrivît, au soir de sa vie.
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| «
Ainsi commencée, la mise en œuvre du Marché commun va
donner lieu à un vaste déploiement d’activités, non seulement
techniques, mais aussi diplomatiques. En effet, l’opération,
indépendamment de sa très grande portée économique, se
trouve enveloppée d’intentions politiques caractérisées
et qui tendent à empêcher la France de disposer d’elle-même.
C’est pourquoi, tandis que la Communauté se bâtira dans
les faits, je serai, à plusieurs reprises, amené à intervenir
pour repousser les menaces qui pèsent sur notre cause.
La première tient à l’équivoque originelle de l’institution. |
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Celle-ci
vise-t-elle – ce qui serait déjà beaucoup ! – à l’harmonisation
des intérêts pratiques des six Etats, à leur solidarité
économique vis-à-vis de l’extérieur et, si possible, à
leur concertation dans l’action internationale ? Ou bien
est-elle destinée à réaliser la fusion totale de leurs
économies et de leurs politiques respectives afin qu’ils
disparaissent en une entité unique ayant son Gouvernement,
son Parlement, ses lois, et qui régira à tous égards ses
sujets d’origine française, allemande, italienne, hollandaise,
belge ou luxembourgeoise, devenus des concitoyens au sein
de la patrie artificielle qu’aura enfantée la cervelle
des technocrates ? |
Il
va de soi que, faut de goût pour les chimères,
je fais mienne la première conception. Mais la seconde
porte tous les espoirs et toutes les illusions de l'école
supranationale. Pour ces champions de l'intégration,
l'"exécutif" européen existe déjà
bel et bien: c'est la Commission de la Communauté Economique
formée, il est vrai, de personnalités désignées
par les six Etats, mais qui, cela fait, ne dépend d'eux
à aucun égard
A entendre le choeur de ceux qui veulent que l'Europe soit une
fédération, quoique sans fédérateur,
l'autorité, l'initiative, le contrôle, le budget,
apanages d'un gouvernement, doivent désormais appartenir,
dans l'ordre économique, à ce choeur d'experts,
y compris ce qui peut être indéfiniment extensif,
au point de vue des rapports avec les pays étrangers.
Quant aux ministres "nationaux" dont on ne peut encore
se passer pour l'application, il n'est utile que de les convoquer
périodiquement à Bruxelles, où ils recevront
dans le domaine de leur spécialité les instructions
de la Commission.
D'autre part, les mêmes créateurs de mythes veulent
faire voir dans l'Assemblée, réunissant à
Strasbourg des députés et des sénateurs
délégués par les Chambres des pays membres,
un "Parlement Européen", lequel n'a, sans doute
aucun pouvoir effectif, mais qui donne à l'"exécutif"
de Bruxelles une apparence de responsabilité démocratique.
(Extrait des "Mémoires d'Espoir", Plon, 1970) |
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